MIEUX QUE LES 500 MILLIONS DE LA BÉGUM

500 MILLIONS

500 MILLIONS

Cet intervalle dans la parution des articles s’est imposé pour éviter aux lecteurs quelques redondances. La réalité d’un assassinat, c’est aussi l’éternel recommencement de dossiers, des mises à jour, en quelque sorte un immense travail de secrétariat. De plus, il faut vivre, ne pas s’enfermer dans cette tombe entourée de la tourbe du clan Sysoev, amant français inclus. N’oublions jamais celui qui n’arrive pas à assumer son rôle trouble avant, pendant et après l’assassinat, avant pendant et après la naissance de Christina.

Bref, ce premier petit paragraphe sert de mise en forme, avant de pelleter le tas d’immondices déversés pour le clan Sysoev, par l’inénarrable Anissimov, maintenant promu avocat par quelque tour de passe bureaucratique. Ah ! Les mystères sibériens !

À VOS PELLES !

Vous êtes prêts ? À vos pelles !

D’abord, pourquoi ce titre : « Les 500 millions de la Bégum » ? Patience, vous comprendrez bientôt. Au moins, vous devinez qu’il s’agit d’argent… et d’argent qui pue.

Donc, par l’intermédiaire de la procurature du territoire de Khabarovsk, nous recevons une lettre d’information intéressante. Passons sur les détails récapitulatifs, et arrivons au passage objet de cet article :

« D’après les explications données par Anissimov I.O., avocat de Sysoeva F.V., en date du 23 septembre 2019, le département de la tutelle de Khabarovsk a été informé qu’une affaire civile est en cours d’examen en France dans le cadre d’une demande en justice déposée par l’autorité française de tutelle à l’encontre de Sion Barbara, qui, pendant longtemps, étant propriétaire et en disposant des biens de la fille, ne paie pas à cette dernière les intérêts s’élevant à 970 000 000 d’euros. »

En plus simple : Barbara serait accusée en France par un service de tutelle d’avoir volé 970 000 000 euros, qui seraient les intérêts du capital de Christophe !

D’abord, comme c’est gentil de nous en informer ! Notre vie manquait de piquant. Avoir à dépenser près d’un milliard d’euros d’intérêts que nous volons à Christina ! Avec un procès de plus sur le dos ! Comme la vie est exaltante ! Comme l’imagination est au pouvoir ! Enfin !

UN PEU DE LOGIQUE DANS CE MONDE DE BRUTES

Outre que le dit procès n’existe que dans la tête fumeuse d’Anissimov, nous sommes revenus au texte original en russe. Pas de doute, il a été lu et relu par nos avocats russes.

Nous avons même demandé à la traductrice officielle : deuxième confirmation, c’est bien de 970 000 000 euros qu’il s’agit. D’ailleurs, nous dit-elle, tout le bureau en a sursauté.

Alors, j’ai élaboré un petit calcul, « à la louche ». Une telle somme rapportant 5% correspondrait à un capital d’une vingtaine de milliards. Ne chipotez pas sur les centimes, s’il vous plaît !

La lecture des magazines spécialisés nous apprend que cette vingtaine de milliards aurait placé Christophe dans les quarante premières fortunes de France. Pas mal ! Enfin, ne rêvons pas, c’est loin de Bernard Arnaud (66,7 milliards), mais écrasant par rapport à Martin et Olivier Bouygues (3,2 milliards) et à Norbert Dentressangle dont vous voyez les camions sur les routes de France et de Navarre (1,2 milliard… bagatelle !)

Plus précisément, nous cousinons avec la famille Dassault (21,1 milliards d’euros).

Cela s’obtient en un clic sur Internet. [1]

Ah ! Comme on s’amuse au bureau du procureur du territoire de Khabarovsk ! Et comme on vérifie ses sources ! Et comme on ne s’étonne de rien ! Ou comme on… (censuré)

ENCORE UN PEU PLUS DE LOGIQUE

Dans l’émission d’Andréi Malakov de 2018, Christina était qualifiée de « petite fille au milliard (de roubles )», soit environ 13 millions d’euros. Une belle somme ! Surtout une belle envolée lyrique ! Fondée sur… une belle bulle de savon. Mais, l’inflation étant un outil monétaire bien connu, Anissimov ne s’en prive pas.

Enfin, si l’un de vous souhaite être dépanné de quelques millions, pour rembourser ses dettes, n’hésitez pas, demandez, envoyez votre RIB ! On vous servira. Un milliard, ce n’est jamais que 1000 millions, alors quelques-uns en plus ou en moins !

Pourtant, en dépit du document original, imaginons que l’erreur porte sur les monnaies. Reprenons ce presque milliard exprimé en roubles, comme le lançait le présentateur André Malakov. Nous retombons sur les 13 millions d’euros, déjà improbables. Mais ici, Anissimov parle d’intérêts. Le même calcul que précédemment porterait le capital correspondant à 260 millions d’euros. Encore un délire total !

QUE SIGNIFIE VRAIMENT CETTE INFLATION MAJUSCULE ?

Il n’est interdit à personne de délirer. Mais si tel n’est pas le cas, les raisons sont simples.

– La calomnie pure et simple. Nous ne la relèverons même pas. Autant vouloir transformer certains tribunaux de Khabarovsk en couvents de bonnes sœurs,

– Faire patienter les  personnes qui aident le clan Sysoev : l’attente de leurs « honoraires » même longue, sera d’autant plus récompensée ; autrement dit, tenter de faire cesser le bouillonnement dans le marigot,

– Mais, ce faisant, ils augmentent le risque sur la petite Christina, qui peut devenir une cible pour des équipes concurrentes… et tout cela pour rien !

ALORS LES 500 MILLIONS DE LA BÉGUM ?

Relisons Jules Verne. Un gros héritage, deux héritiers, deux pensées en lutte. L’une d’elle est assez monstrueuse. Ce n’est pas la française, c’est l’autre. Rien de nouveau en 2020.

À propos : à part les 500 millions de la Bégum, aucun des chiffres de cette page n’est vrai.

La seule vérité est que Christina en souffre, et que personne ne bouge.

 

 

[1] https://www.forbes.fr/classements/classement-forbes-2019-des-milliardaires-francais/?cn-reloaded=1

DES ENFANTS ET DU POUVOIR, OU COMMENT CHERCHER DES VOIX ET OUBLIER CELLE QUI DÉRANGE

VOTEZ CHRISTINA

VOTEZ CHRISTINA

Le titre parle de lui-même. En voici quelques exemples.

Ministre en déroute pour des enfants perdus

Un gouvernement qui s’emmêle dans la question du congé pour perte d’un enfant (5 jours, 12 jours ?) et une ministre du travail en pleine déconfiture. Ce « cauchemar d’amateurisme, de déconnexion et de technocratie. Un condensé de toutes les critiques depuis le début du quinquennat. [1]». Sous oublier ces députés écorchés par ce cas épineux, dont aucun n’a voulu nous répondre, lorsque nous les informions du sort de Christina.

Alors M. Macron demande au gouvernement de « faire preuve d’humanité ». Rupture de la sacro-sainte « séparation des pouvoirs » ? Bidouillage à niveau supérieur ? Ou humanité réelle ?

Christina répondra.

Plaidoyer pour une gamine non protégée

Mila, une gamine de 16 ans perdue et dépassée sur un réseau social, lancée dans des propos plus que grossiers, insultants, inadmissibles, de ceux qui sont maintenant monnaie courante chez des gamins « normaux ». Elle aurait bien mérité quelques heures de colle ou une sévère réprimande, de ses parents, de la part de ses vrais amis, de ses professeurs, de qui vous voulez, mais certainement pas des menaces mortifères, ni un encouragement public à ces menaces qu’elle aurait « bien cherchées ». Et là, Madame Belloubet, garde des sceaux, autrement dit ministre de la Justice, parle “philosophie du blasphème”, alors que le point fondamental était d’accorder à cette gamine apeurée la protection qu’un État digne de ce nom doit lui garantir… après une « fessée morale » bien méritée.

Mais, dans le ministère de la Justice, qu’est devenu le dossier de Christina ?

Du patinage partout

Dans le patinage, le tennis, et semble-t-il, dans d’autres sports, on a masqué les ignobles comportements de certains entraîneurs ou autres responsables. Argent, explication par les médailles rapportées à la France, copinage, vice, oubli, et volonté de ne pas savoir de ceux qui savaient, pressions psychologiques et abus d’une position de force : cela évoque un processus mafieux. Madame Macron va recevoir la pauvre Sarah Abitbol. C’est bien, si nous imaginons que cela lui apporte un réconfort supplémentaire et mérité. Mais, au fait, ce qu’a subi Sarah (ou aurait subi, pour plaire aux affamés de présomption d’innocence) n’est-ce pas aussi un cas patent de maltraitance psychologique intense ? Un de ceux que bien des psychologues nomment « assassinat psychologique » ? 

N’y a-t-il pas quelques points communs avec ce viol psychologique que subit Christina depuis des années et que Mme Macron ignore superbement ?

La faute à ses conseillers dira-t-on ? Pourquoi pas ? C’est commode, une équipe de conseillers qui permettent de ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. Le bonheur des trois singes.

Un titre bien trouvé

Le 26 janvier, « Emmanuel et Brigitte Macron ont donné une réception pour des associations engagées dans la protection de l’enfance à l’Elysée. Trois jeunes en sont revenus des étoiles plein les yeux, » [2]». Avec le couple présidentiel, on trouvait entre autres le défenseur des droits Jacques Toubon et le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. On note aussi la présence de Mme Avenard, défenseur des enfants. Que du beau monde !

Sauf que, le titre de l’article dit tout : « Euphorie totale : quand Brigitte et Emmanuel Macron prennent la pose avec des enfants à l’Élysée. »  Oui, ils prennent la pose. Pauvres enfants, manipulables à souhait. S’agit-il d’étoiles dans les yeux, ou de simple poudre électorale ?

Mais, à propos de protection de l’enfance, Christina n’est-elle pas une enfant à protéger ? Quand la rencontreront-ils ?

Un festival de récupération

Au dernier festival BD, devenu celui de la LBD à Angoulême, le président a rencontré  de jeunes collégiens creusois. Dialogue dit « impromptu » où l’un des gamins ose quémander une invitation à l’Élysée. Illico, l’aide de camp, sur ordre du président remet une carte à la principale du collège, pour faciliter cette visite. La principale est une personne avisée : « Vu qu’il y avait des caméras, je ne pense pas qu’Emmanuel Macron se dédira. Mais je ne veux pas que les élèves pensent qu’ils vont aller faire du tourisme. Je suis responsable de leur parcours citoyen, et j’aimerais qu’on profite de l’occasion pour visiter le Sénat ou Assemblée Nationale. »

Cette dame a raison, tant sur l’importance des caméras que sur la nécessaire information sur les chambres, théoriquement indépendantes du pouvoir exécutif.

Quel dommage que Christina ne soit pas scolarisée dans ce collège !

Internationale ? Vous avez dit « internationale » ?

À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre, Brigitte Macron s’est rendue mercredi après-midi dans un centre social et culturel du XVIIIe arrondissement de Paris. La Première dame, accompagnée du secrétaire d’État à l’Enfance, Adrien Taquet, a participé à une table ronde, en présence d’associations, de professionnels de santé, d’enfants et de parents.

La journée internationale des droits de l’enfant, c’est très bien. Mais que faut-il faire pour les années franco-russes de la violation des droits de Christina ?

Muets professionnels,
beaux parleurs et sourds sur commande
ne sont en aucun cas garants
de la protection des enfants.

                                                                                     (À SUIVRE)

 

[1] Le Parisien, article de Nathalie Schuck du 4 février

[2] https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/leuphorie-totale-quand-brigitte-et-emmanuel-macron-prennent-la-pose-avec-des-enfants-a-lelysee_442509

 

SÉRIE DE TESTS EN SIBÉRIE

 

TRANSSIBÉRIEN

TRANSSIBÉRIEN

PSYCHOLOGIE SUR LA CORDE RAIDE

Nous revenons de Sibérie, plus exactement de Khabarovsk, la dernière station d’importance sur le Transsibérien avant Vladivostok. Comptez 7 jours en version train express depuis Moscou. En avion, seulement 7 heures.

Pourquoi ces tests ? Parce que le seul test passé par Christina n’était qu’un torchon fabriqué à la demande par une psychologue de pacotille. Et pourtant il avait été utilisé par la partie adverse lors de l’appel qui redonnait des droits maternels à l’assassin du père de la petite. Toute personne honnête et habituée à ce type de rapport comprendra sans équivoque la corruption qui a entaché ce jugement… si le terme jugement s’applique encore à cette mauvaise littérature.

Actuellement, nous demandons une fois de plus, lors d’un nouveau procès, le droit de rendre visite à Christina. Nos avocats avaient plaidé que de nouveaux tests soient passés, incluant Christina, sa grand-mère biologique, la femme de Victor le dépeceur, et nous-mêmes. Pour nous, cela a duré trois grands jours.

Le premier jour a été marqué par une discussion plutôt raide. En effet, les deux psychologues, Valéria et Dimitri, nous annoncent la couleur : deux questions sont posées par le juge. Je retrouve la même formulation biaisée, induisant une réponse négative pour nous. Puis nous apprenons qu’ils ne reviendront pas sur l’histoire passée.

Autrement dit, ils se contentent d’une photo alors qu’il s’agit d’un long film tragique. Autant prétendre raconter Le Petit Chaperon rouge à partir d’une image d’un pot de confiture.

Nous sommes sur le point de quitter la séance. Mais la politique de la chaise vide nécessite une mise au point préalable. J’attaque sur des critères serrés de psycho-pathologie, argumentés sur les faits prouvés par le jugement pénal du 2016, qui a envoyé l’assassin en prison et laissé le père dépeceur libre, et sanctuarisé Faïna, pourtant parjure et calomniatrice.

Notre couple de psychologues comprend qu’il leur faut lâcher du lest. Ils affirment qu’ils sauront démêler les points fondamentaux de l’affaire.

Évidemment, cela peut n’être qu’une de ces promesses en l’air qui n’engagent que ceux qui les croient. Néanmoins, l’atmosphère se détend. Jouons le jeu. Sans cela le retour aurait été immédiat.

Donc, nous commençons les tests. Tout sera enregistré (son et image). Nous en profitons pour discuter plus souplement. Ces deux-là sont bons. Pour la pratique, nous pouvons leur faire confiance. Après, si par hasard quelqu’un leur propose « un contrat qui ne se refuse pas… »

Je passe sur la quantité de dessins, de choix de couleurs, d’organigrammes familiaux, de tests à questions variées. C’est la technique de base.

À un moment, Valéria, la psychologue qui était partie dans une autre pièce travailler avec Christina, revient avec elle. Christina ne parle pas ; démarche hésitante, empruntée, tête baissée  regard fixé au sol, menée par la psychologue comme une aveugle. Nous comprenons très bien qu’elle a été « préparée » par le clan Sysoev. Nous restons à nos places pour ne pas la brusquer, lançons une simple petite formule d’accueil, et bien vite un « Paca » (пока), sorte d’« au-revoir, à bientôt » familier qui met fin à cette tension.

La journée de travail continue.

CHRISTINA, ENFIN !

Le lendemain, nous devons travailler avec Christina. Évidemment, les enjeux sont plus que hauts. N’oublions pas qu’elle a dû avoir une nouvelle séance de lavage de cerveau, la veille, soit directement par Faïna, soit par la psychologue qui leur est « attachée », on devine par quels fils.

Manifestement, Valéria a pu établir avec elle une sorte de « contrat de travail ». On ne peut dire que Christina vient vers nous, mais au moins, elle accepte de rester dans la même pièce, elle se met à son propre test (le classique dessin d’un arbre), tandis que nous poursuivons les nôtres. Tout devrait bien se passer, sauf que…

L’IRRUPTION

La porte s’ouvre, entre Faïna, en furie. Elle se précipite sur Christina et veut la faire partir, elle s’accroche à elle pour la tirer. La petite est désespérée, mais reste assise. Nous restons calmes, mais cette irruption témoigne de toute une longue maltraitance. Elle veut que son avocat intervienne. Sous quel prétexte ?

Là, Valéria intervient. Je ne comprends pas tout ce qu’elle dit, mais elle réussit à la mener dehors, à l’étage inférieur. Elle doit lui expliquer que tout est enregistré, et que cela devrait faire mauvais effet devant le juge. Nous apprendrons qu’il y a eu un esclandre de plus, certainement augmenté par les vitupérations habituelles de son avocat. Ambiance habituelle du clan Sysoev. Et, soyons généreux, n’excluons personne ! Oublions momentanément cette rage, ces mensonges, et cette maltraitance subie par Christina, ce que nous ne pourrons jamais pardonner. Comprendre, oui, en toute rigueur, en toute logique, avec des faits indubitables. Pardonner, non ! L’assassinat psychologique d’un enfant est hors de tout pardon. Mais sur un plan pratique, rien n’empêcherait une discussion, une vraie.

CHRISTINA ET NOUS

Enfin, nous allons travailler avec celle qui, seule, compte pour nous : Christina.

La première séance est celle du bac à sable qui sert à créer le décor d’une histoire que nous ferons évoluer ensemble à l’aide de figurines ou objets divers (il y en a 2 à 300). Chacun choisit ceux qui matérialisent un point de l’histoire.

Ce « jeu » d’apparence enfantine a été créé par Jung, mon psychiatre d’élection, qui, ici et ailleurs, a mis en pratique la fameuse formule : « les mains parlent ». Ici les mains, racontent à la place de la parole défaillante. Alors, grâce à Jung, et aussi à nos sentiments profonds, nos mains et nos histoires se rejoignent. Christina dessine une montagne de sable, elle l’isole par une rivière. Au milieu elle pose un trésor, sorte de pyramide emplie de boules multicolores. Nous ajoutons une petite fille. Nos équipes se montent : un cheval, un chien, deux cygnes choisis par Christina, deux cœurs pour l’amour qui donne la force. Christina dessine le pont, puisque nous devons ramener le fameux trésor.

Alors, je joue le tout pour le tout. Me doutant que nous ne pourrons plus revoir Christina après l’esclandre préalable, je rajoute la sorcière que je nomme immédiatement : Baba-Yaga, la célèbre figure ambivalente des contes russes, plus souvent maléfique que bénéfique. Bien sûr, Baba Yaga veut nous empêcher de partir, mais Christina trouve qu’elle est gentille. Cependant, elle oublie vite son appréciation télécommandée, et participe avec nous et les cygnes au « nettoyage » de la méchanceté de Baba Yaga, grâce à leurs ailes rincées dans l’eau de la rivière. Ainsi, nous serons tous contents et pourrons partir avec le trésor, utilisant le balai que Baba Yaga, interrogée par Barbara, nous laisse comme moyen de transport, alors qu’elle reste sur la berge.

Après, nous ferons ensemble la synthèse de nos rôles. Le trésor, nous explique Christina, c’est « celui donné par la nature ». Comme nous sommes loin de l’argent sordide ! Comme cette enfant est riche, au meilleur sens du terme ! Et Christina, peu à peu, se rapproche, parle, accepte des bisous, et y répond. Dire que nous repartons joyeux serait exagéré, mais soulagés, confiants en Christina. Pour le reste, n’oublions pas la corruption.

Oui, Faïna, cette enfant sait, cette enfant comprend, elle a un cœur, même pour vous, mais elle n’est pas dupe. Elle est humaine, et vous êtes emportée par tant de haine, de mensonges et de cupidité que vous ne pouvez pas prétendre l’aimer. Alors, reprenez figure humaine. Laissez-nous Christina, car nous l’aimons sans autre raison que de vouloir lui redonner l’espoir en la vie. Elle y gagnera une chance de bonheur, et vous n’y perdrez rien, bien au contraire.

CHRISTINA, ENFANT PLACÉE… EN SIBÉRIE

LE BAGNE DES FOYERS DE L’ASSISTANCE SOCIALE À L’ENFANCE

M6 a diffusé dans « Zone interdite », un documentaire sur les enfants placés dans les foyers d’aide sociale à l’enfance en France. Et c’est bien. Une diffusion a eu lieu à l’Assemblée nationale et c’est très bien… parce qu’il y a tellement de choses catastrophiques derrière tout cela, et tout d’abord la situation de ces pauvres enfants soumis à tant de violences, ou auteurs de tant d’autres. Alors, rien d’étonnant à ce que ces images, ces relations nous prennent aux tripes, nous émeuvent, nous révulsent. Et, cela aussi, c’est bien. Car il est normal que les mêmes sentiments qui nous touchent lors de la naissance d’un enfant, c’est-à-dire lors de l’apparition d’une vie où se projettent tant d’espoirs, ces mêmes sentiments se transforment en hurlements intérieurs quand le résultat nous est projeté si violemment.

Et maintenant ? Et alors ? Si notre réponse est de faire connaître nos sentiments, alors, prenons-là comme ce qu’elle est : un gentil regard d’autosatisfaction sur notre bon cœur… en attendant de passer au prochain documentaire. Si notre réponse est d’entendre les bons sentiments des princes et nobles bureaucrates qui nous gouvernent, et d’y croire, alors, soyons contents de danser au bal des cocus.

La bonne réponse est d’agir, malgré — et contre s’il le faut — les fameux princes et nobles bureaucrates. Vous pourrez lire dans tous les articles qui traitent de ces sujets comment une précédente émission de FR3 de 2019 avait suscité la nomination d’un secrétaire d’État à la protection de l’enfance. Le résultat ? Lisez-le où vous voulez, et tirez-en vos propres conclusions. Les miennes sont nettes. En restant poli : poudre aux yeux et prébendes. Ajoutons pour rester dans la réalité, probablement une poignée d’aimables velléitaires.

Ce qui nous choque profondément, outre cette inaction indigne dont les responsabilités doivent être imputées à bien des crocodiles du marigot, c’est que les preuves existent. Deux faits précisés par Jean-Charles Doria, le journaliste responsable (en attendant d’être coupable) de l’enquête :

  • 250 euros par jour et par enfant pour cette foire administrativo-judiciaire
  • Une vérification des foyers tous les 28 ans en moyenne

Jean-Charles Doria n’a pas inventé ces chiffres. S’il les cite, c’est qu’ils existent, qu’ils proviennent des administratifs, donc qu’ils sont connus. Ils parlent ces chiffres ! Enfin, ils parleraient s’il n’y avait par-dessus une omerta digne des meilleures mafias. Oui, cela se passe en France, « pays dont le monde entier envie le système social. » J’avoue ne plus me rappeler le nom de l’olibrius qui a osé déclarer cela dans un quelconque discours.

LE BAGNE DE CHRISTINA DÉPORTÉE AU « FOYER » DE SIBÉRIE

Alors, nous aussi pouvons et devons parler, au nom de Christina, placée dans un clan tenu par la grand-mère, titularisée tutrice par un kidnapping légal, psychologiquement violentée par cette folle de haine, vivant avec le grand-père démembreur de son père, promise au même sort que son père si par malheur elle héritait de l’héritage auquel elle a droit avant de s’échapper de cet enfer. Car, ne l’oublions pas, si « un malheur » lui arrivait, c’est le clan des assassins qui hériterait.

Il paraît que nous ne devons pas nous faire justice nous-mêmes, et c’est bien, car c’est à l’État de prendre cela en compte. Mais encore faut-il qu’il y ait un véritable homme d’État à la tête, et non un banal homme politique interchangeable.

Monsieur Macron, cette histoire d’enfants maltraités dont Christina est un cas particulier bien démonstratif, est la dernière occasion que vous ayez de prouver que vous pouvez devenir un homme d’État.

MONSIEUR LE PRÉSIDENT
ÉCONOMISEZ VOS DISCOURS !
INTERVENEZ ! AGISSEZ !

POUR CHRISTINA
ET POUR LES AUTRES

SUR L’APPEL À UN PRÉSIDENT (TROISIÈME PARTIE)

COUP D’ŒIL RAPIDE SUR LA CONSTITUTION FRANÇAISE

Dans mon article précédent, j’annonçais la Constitution de 1958, qui en est à sa 25e mouture. Son article 17 prévoit que : «  Le président de la République a le droit de faire grâce à titre individuel. ». Auparavant il pouvait y avoir des grâces collectives.

Cela signifie que le président de la République, qui est aussi le chef des armées voit sa puissance exécutive jointe à la puissance juridictionnelle dans ce cas. Un cas parmi tant d’autres de non-séparation des pouvoirs à retrouver tout au long de la Constitution.

Tout récemment, nous lisons dans bien des journaux que Mme Belloubet, ministre de la Justice, (donc responsable de la puissance juridictionnelle), s’oppose au ministère des Affaires étrangères (partie intégrante forte de la puissance exécutive) concernant le lieu de jugement des djihadistes. Ici encore, la séparation des pouvoirs en prend un coup dans l’aile.

Sans prétendre à donner un cours de droit, j’expose en tant que citoyen intéressé, soumis à une formule lapidaire par une attachée à la puissance exécutive, que la fameuse et « sacro-sainte » séparation des pouvoirs est un vase à remplissage variable selon les circonstances.

ALORS, CHRISTINA ?

Tout bien compris, ces préparations ne mènent qu’à un point : Le président de la République, muni de sa puissance exécutive, et de son pouvoir de grâce a le droit de demander la grâce d’une petite fille française condamnée à subir une violence psychologique extrême par le tribunal corrompu d’une nation étrangère.

En vertu de quel obstacle un président de la République qui par ailleurs est chef constitutionnel des armées et responsable du feu atomique ne pourrait pas s’investir dans une action d’humanité qui passerait par ce simple « petit cadeau politique » : le retour à la justice pour sauver une petite fille française d’un clan construit sur le crime ?

C’est ce que nous allons demander sans relâche.