Le blog de Christina

ÉMISSION SUR TFX DU 6 FÉVRIER 2021

JUGEMENT PENAL RUSSE

JUGEMENT PENAL RUSSE

JUGEMENT PENAL FRANÇAIS

LES DESSOUS DU TOURNAGE

Comme bien des personnes nous avons vu l’émission d’hier que nous avions tournée juste en fin de confinement de mars 2020. Bien sûr, pour nous, c’est toujours un choc de nous replonger dans ce drame. Comme il ne faut pas que le passé fasse oublier le présent, nous parlons du drame qui a coûté la vie à Christophe, mais aussi et surtout de celui qui continue et coûte à Christina sa santé psychologique soumise à la maltraitance du clan Sysoev, amant inclus, chacun par ses moyens et pour ses propres intérêts.

Nous disons bien que c’est un choc, mais il faut l’accepter et le surmonter, comme nous le faisons depuis plus de sept ans maintenant. Nous ne pouvons pas dire que nous nous habituons, ce serait mentir. Nous « encaissons », plus ou moins bien.

Comme l’audience a été importante et que bien des gens nous ont fait part de leurs impressions et de leur soutien, nous devons répondre et préciser des faits.

Tout d’abord, Stéphane Bouchet, a agi en toute sympathie professionnelle. Il faut que le travail soit fait, en gardant une certaine distance. Le professionnalisme l’impose. C’est très bien.

Nous n’avons pas tourné en studio avec tout le confort, mais dans un appartement de circonstance. Là aussi, pas de problème. C’était « l’ouverture » après confinement et nettoyage des locaux.

Le tournage fut très dur pour nous, sur le plan émotionnel. Cela se voit dans le film, et encore, c’est atténué. Des personnes normales ne peuvent pas rester de marbre lorsque le sort d’un enfant est bafoué à ce point, surtout si cet enfant est votre nièce et filleule, surtout que nous venions de la voir deux mois avant en Sibérie, soumise aux hurlements de son monstre de « grand-mère », marcher tête fixée vers le sol, ne nous parlant plus, envahie d’une immense détresse, apeurée, ne supportant même plus d’être touchée. Elle qui l’an d’avant réussissait à nous dire, en se cachant, qu’elle nous aimait. Il faut – malheureusement – être témoin de ces dégâts causés par la haine, la cupidité, la jalousie de ces êtres de bas étage, tous compris, pour comprendre que certaines personnes mériteraient que cette maltraitance leur soit rendue en forte proportion. Mais nous avons aussi une idée de la « justice » lorsque la corruption est présente et active.

Pour parler franchement, la date prévue en automne étant largement dépassée, nous pensions que cet épisode tourné en mars était « passé à la trappe ».

CE QUE NOUS AVONS VU

Il nous faut donc en venir au résultat.

Certains correspondants ont aimé l’approche sentimentale, d’autres non. Mais tous ont été remués par le spectacle, et d’ailleurs, sauf à être psychotique, comment ne pas l’être. L’innocence bafouée reste la honte du monde des adultes. Là, le vase déborde.

Le soutien de nos correspondants est un réconfort important, et nous les remercions une fois de plus. Nous l’avons fait directement lorsque c’était possible. Pour ceux qui ne pouvaient être joints pour des raisons techniques, qu’ils trouvent ici notre témoignage de gratitude.

Donc soyons satisfaits… à quelques nuances près. Nous en retiendrons trois.

Premièrement, nous ne comprenons pas pourquoi, une si énorme partie de ce que nous avons tourné et expliqué, a été remplacée par des silhouettes, et agrémentée de commentaires bien moins précis que ce que nous, acteurs directs, avions dit. Un peu, pourquoi pas, mais trop…

Deuxièmement, la première vidéo où nous revoyons Christina après tant d’angoisse ne date pas de septembre, comme cela a été dit, mais du 16 octobre 2013. Alors que nous étions dans un « trou noir », l’assassin jouait la veuve éplorée avec son amant français sur la Côte d’Azur.

Il aurait été judicieux d’expliquer que le peu que l’on voit de Christina sur cette vidéo traduisait son malaise, comme nous l’avons précisé, ce qui n’a pas été retenu. En fait la petite ne parlait plus, elle hurlait, et passait son temps à s’agiter, à partir dans la pièce. Et cela a duré une heure. Nous apprendrons ensuite qu’elle n’a pas parlé pendant six mois, elle qui était alors parfaitement bilingue. Mais quand une mère assassine votre père alors que vous êtes dans l’appartement, qu’elle conserve le cadavre pendant une semaine, et commence à le démembrer, cela gâche un peu l’esprit, n’est-ce pas ?

Troisièmement, énorme erreur de la journaliste qui affirme que la préméditation n’a pas été retenue. C’est faux et archi faux. Je mets en image la photo de l’original du jugement, avec en plus sa traduction officielle en français. Il est écrit que :

« Le tribunal qualifie les actes de l’accusée Sysoeva D.V. conformément à l’art.105, partie 1 du Code de procédure pénale de FR comme commission de l’homicide, c’est-à-dire l’homicide intentionnel à l’autrui (sic)… »

Si le terme « assassinat » n’est pas utilisé ici, c’est qu’il est remplacé par sa traduction littérale du code pénal de la Fédération de Russie : homicide intentionnel envers autrui (en meilleur français que la traduction officielle), ce qui est la définition d’un assassinat.

Mais dans le contenu du jugement, le terme assassin ou assassinat est utilisé 25 fois !

C’est quand même une erreur énorme qui mérite d’être corrigée… et l’autre aussi d’ailleurs.

Mais comme nous ne voulons pas terminer sur une note négative, apprécions que la présence dans cette affaire d’assassinat de l’amant français ait été mentionnée. Et pour les gens qui parlent russe, cliquez ici.

Vous aurez le droit à l’intégralité de la comédie, avec en plus, l’intervention et les diffamations de l’amant français (vers la 32e minute).

Une fois encore, pour Christina, merci

Pierre et Barbara

LA BONNE ANNÉE

De même que notre dernier message, nous pouvons commencer celui-ci en évoquant l’écume des jours. Nous pourrions y rajouter la sale mousse qui s’y est accumulée.

Mais en attendant, nous voulons remercier toutes les personnes de bonne volonté qui suivent ce blog, et leur souhaiter une bonne année. Que signifie l’expression bonne année, si galvaudée depuis sa répétition multi centenaire ? Au fond, nous n’en savons rien. D’où l’ajout systématique de souhaits en forme de recettes : santé, joies, bonheur… le grand mot est lâché, celui qui fait courir et discourir les philosophes du monde entier depuis quelques millénaires, et qui agitait même, plus ou moins confusément, les doigts agiles des dessinateurs de Lascaux, dans leurs grottes… nos grottes, par héritage diffus. Le mot existe, certes, mais sa réalité ? Il faut l’espérer, si fugace, si fragile soit-elle. Il suffit d’un instant de bonheur pour valider une existence.

Il suffit aussi d’une haine viscérale, d’une cupidité sans fin, d’une pourriture assumée pour briser la vie d’un enfant. Pour Christina, c’est le clan Sysoev dans son ensemble, l’amant français Oliver H. bien inclus dans la tanière. Mais il n’y a pas que Christina dans le monde. Combien d’enfants souffre-douleurs de parents indignes, combien d’enfants livrés à la lie de l’humanité par des créatures dont même les bêtes fauves ne voudraient pas, combien d’enfants transformés en paquets de chair fraîche par des amas de viande pourries qui se prétendent humains ? Nul ne le sait. Mais ils rôdent. Chacun le sait.

Aujourd’hui, une semaine a passé depuis le Nouvel An. En Russie, dont les fêtes sont alignées sur le calendrier Julien, c’est Noël. Comment ne pas penser à Christina ? Comment ne pas penser aux autres petits enfants guettés par l’horreur ? Comment ne pas espérer que de bonnes fées, quelle qu’en soit la nature, se pencheront sur leurs berceaux ?

Portons-nous du côté de l’espoir. Portons-nous du côté de la liberté, la vraie, celle qui se gagne, toutes griffes dehors si nécessaire.

Bonne année ! Bonne liberté !

LIBÉRATION : IL Y A OTAGE ET OTAGE

Il y a quelques jours, une Française enlevée depuis trop longtemps était enfin libérée. Sur le fait d’une libération d’otage et de ce seul point de vue, il n’y a rien à dire sauf à s’en féliciter. C’eût été une occasion de remercier le président de la République.

Mais au vu du résultat final, il y a tant à dire, d’autant que la dite personne, partie Sophie Pétronin, revient en Mariam, avec quelques déclarations fracassantes. Elle est convertie à l’islam, nie la qualité de djihadistes de ses kidnappeurs et les convertit en « groupes d’opposition armée », affirme sa volonté de retourner sur place… sans oublier tout ce qu’elle n’a pas dit ou pu dire… sans oublier les dessous de l’opération qui se solderont en gros sous et libérations de quelques centaines de ces « groupes d’opposition » et des risques correspondants.

Décidément, le métier de président n’est pas facile quand il se transforme en exercice de déglutition de couleuvres. Et celles-là étaient de taille suffisante pour l’obliger à ravaler son discours de remerciements obligés et de satisfecit personnel qu’il devait en espérer.

Mais il y a une autre petite française oubliée de l’Élysée. Celle-là, si elle devait son retour en France par l’intervention du président, vaudrait à celui-ci une autre récompense. Pour l’instant…

Soyons clairs, redevenons utilitaristes, il s’agirait d’une opération gagnant-gagnant, une de celles qui caractérisent les hommes de valeur.

Sans espoir,  nul ne peut vivre vraiment.

Une pensée pour Christina

 

Pierre et Barbara

KHABAROVSK ENTRE CORRUPTION EXTRÊME ET ESPOIR

EXTREME ORIENT RUSSE

EXTREME-ORIENT RUSSE

Il y a bien longtemps que nous n’avons rien publié sur ce blog. Non que rien ne se passe dans l’histoire de Christina, mais parce que l’écume des jours intéresse moins que les grandes vagues déferlantes. En voici une.

Il s’agit d’un documentaire dont nous venons de recevoir le lien. Vous le trouverez en fin d’article en cliquant sur STRATPOL. Il traite de la corruption dans Khabarovsk et sa région. C’est une leçon d’histoire. Le terrain expliqué comme vous ne le verrez pas dans la presse à version politiquement correcte. Même nous, qui avions quelques notions glanées sur place, n’en avions pas mesuré l’importance. À ce niveau, il ne s’agit plus d’histoire loco-régionale, mais bien d’histoire nationale et même internationale.

Mais Christina, dans cette affaire ? Nous y arrivons. C’est que la corruption a même touché le procureur régional qui a été démis de ses fonctions. Cela ne devrait-il pas entraîner une révision de certains procès et de certains “aveuglements” du service de tutelle de Khabarovsk ? C’est ce que nous allons proposer.

Car, à bien y réfléchir, pourquoi cet acharnement haineux à détruire Christina dans le clan Sysoev ? Pourquoi ces appuis si peu masqués ? Parce que l’impunité était promise. Et pour quelles raisons pratiques ? Nous n’en voyons que deux.

L’une tient aux capacités techniques éprouvées de Victor le démembreur qui a pu les exercer au préalable (?) sans en faire un étalage public. Le prix du silence ?

L’autre tient à l’argent, c’est-à-dire une espèce “d’hypothèque” prise sur le futur héritage de Christina. Des amis intéressés, en quelque sorte.

Quoi qu’il en soit, le lien est fait, en toute logique, en toute clarté.

À vous de voir, à vous de juger, pour Christina.

Et merci à l’initiative de cette courageuse plongée dans un monde plus noir que gris. Merci à SRATPOL

 

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