LES BASES

Depuis plus de six ans, exactement depuis août 2013, date à laquelle mon frère Christophe SION a été assassiné en Russie, à Saint-Pétersbourg, par son épouse Dina SYSOEVA, nous avons remué ciel et terre pour sauver la petite fille du couple, ma filleule, Christina SION, âgée aujourd’hui de dix ans.

Ce combat a mobilisé toutes nos énergies et a bien souvent pris le pas sur nos relations, nos distractions, nos habitudes. Moralement, nous ne pouvions envisager de rester sans rien faire.

L’assassin, Dina SYSOEVA a été jugée en Russie et condamnée seulement à 11 ans de prison pour assassinat (préméditation) plus faux et usage de faux, vol sur compte bancaire. Elle et son petit clan se démènent actuellement pour obtenir une remise de peine.

Le jugement, outre l’assassinat en tant que tel, a permis d’apprendre les horreurs qui l’ont encadré :

– il était programmé depuis longtemps, peut-être depuis 2009, date du mariage, piège dans lequel mon pauvre frère était tombé.

– La petite Christina était dans l’appartement lorsque l’assassinat a eu lieu.

– Le corps a été gardé dans l’appartement pendant une semaine (il faisait chaud en août 2013 à Saint-Pétersbourg). Imaginez l’odeur horrible.

– Dina a emmené des amis à elle, avec la petite Christina,  en “excursion” dans un endroit où le corps devait être découvert deux mois plus tard. Devinez la raison réelle de l’excursion ! Pensez à la perversité de cette mère dénaturée.

– Puis le père de Dina, Victor Véniaminovitch SYSOEV est venu tout exprès de Khabarovsk (Sibérie extrême orientale) à Saint-Pétersbourg. Le père et la fille ont participé au démembrement, transport des restes et crémation dans la forêt.

– Ensuite, Dina SYSOEVA est allée tranquillement rejoindre son amant français depuis 2008 sur la Côte d’azur avec Christina, avant de revenir jouer les veuves éplorées et dépenser l’argent volé à mon frère en Russie.

Ni l’amant français ni le père receleur, démembreur et profanateur de cadavre, n’ont été inquiétés par les polices russe ou française. Match nul !

ADOPTER CHRISTINA

La grand-mère Faïna SYSOEVA, par une incohérence de la loi russe, a réussi à en devenir la tutrice. Pétrie de haine, elle pratique sur Christina un lavage de cerveau absolument indigne, lui a supprimé toute aide psychologique, et vit avec son mari qu’elle considère comme “un brave homme”. Imaginez la petite entre cette grand-mère et son grand-père, le démembreur de son père. Imaginez le sort de Christina dans cette famille où la perversité et la haine sont au service de la cupidité la plus sordide.

Nous avons maintenant suffisamment de preuves indiscutables pour démontrer l’indignité de cette tutrice.

Pour nous, il était impératif d’adopter Christina, de la sauver de cette famille de monstres. Nos dossiers étaient prêts, tant en France qu’en Russie. Il ne manquait que la déchéance des droits maternels de son assassin de mère. Cela était fait le 25 juin 2018.

Mais en novembre 2018 un juge d’appel de Khabarovsk lui rend ses droits maternels, bloquant toute possibilité d’adoption. Nous n’en apprenons le résultat que le 29 décembre 2018, mais sans le contenu (attendus et autres). En effet, le procureur et le service de tutelle de Khabarovsk nous les refusent, montrant ainsi leur partialité.

UNE PIÈCE MAÎTRESSE

Pourtant, en juillet 2019, sept mois plus tard, nous obtenons cette pièce maîtresse par une voie légale détournée. Son examen montre incontestablement la caractéristique de ce jugement d’appel. Ce n’est qu’un torchon avalisant en bloc mensonges, calomnies, invraisemblances, fausses accusations à notre égard et panégyriques invraisemblables du clan Sysoev, l’ensemble bafouant la Constitution de la Russie, et porté par des documents émanant de psychologues intellectuellement déficients ou complices.

En bref, le contenu de ce jugement d’appel montre l’indignité de ses participants : le clan Sysoev, bien entendu, mais aussi le juge d’appel, ainsi que le procureur et le service de tutelle de Khabarovsk qui brillent par leur absence de défense de Christina, alors que son sort se joue.

En conclusion tous ces gens sont réunis dans un vaste sac contenant tous les ingrédients allant de la bêtise la plus crasse à la corruption la plus méprisable et dangereuse pour Christina.

Or, la loi russe interdit à nos avocats de porter l’ensemble devant la cour de cassation. Nous étions arrivés au terme de nos possibilités légales. Alors… abandonner Christina à ces monstres ? Non, jamais !

MÉDIATISATION ET APPEL AUX DEUX PRÉSIDENTS

D’où la nécessité de médiatiser notre combat et de faire appel aux deux présidents. Nous répétons ici qu’il n’y a aucune agressivité envers l’une ou l’autre de ces entités, simplement un appel nécessaire, démocratique, portant à leur connaissance des faits prouvés, le danger couru par une petite fille en danger qui est autant française que russe.

Nous poursuivons cet effort, souhaitons profiter d’une tendance au rapprochement diplomatique de nos deux pays, espérant que Messieurs Macron et Poutine prennent les mesures nécessaires pour protéger notre nièce et filleule Christina Sion, française et russe, donc l’extraire en urgence du clan qui s’en sert et la maltraite.

Certes, le devoir de protection dû aux enfants s’impose à chacun. Mais dans le cas précis, nos histoires s’ajustent pour que Christina devienne le symbole vivant de l’amitié franco-russe profonde, celle qui dépasse les aléas politiques momentanés.

Aidez-nous, joignez vos voix aux nôtres ! La vie de Christina en dépend.

Barbara Sion Caggini, Pierre Caggini (barbara@sauvonschristina.org)

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