PÉTITION MODIFIÉE

 

Nous venons de modifier le cadre de la pétition en ligne pour l’adapter à la situation actuelle. En voici les points fondamentaux :

Vous vous rappelez que notre pétition souhaitait aider à un rapprochement technique entre Mme Bermann et Mme Kouznetsova, déléguée aux droits des enfants auprès du Président de la Fédération de Russie. Cette rencontre n’a pas eu lieu. Pourtant ces deux dames s’étaient déjà rencontrées au sujet d’enfants handicapés.

Mme Bermann, notre ambassadrice a quitté son poste, ainsi que les fonctions d’ambassade, pour présider le conseil d’administration de l’Institut des hautes études de la défense nationale. Nous savons qu’elle a fait tout son possible pour aider la justice, et la remercions grandement. Mme Bermann est remplacée par M. Pierre Lévy, dont nous reparlerons dans un article suivant.

Mme Kouznetsova est toujours à son poste, où elle campe sur une position que nous ne pouvons pas partager, à savoir la « non-régulation à l’intérieur des familles » appliquée au cas de Christina. En effet, le principe de base est excellent pour éviter les dérives inverses, telles que l’Europe du nord nous en fournit des exemples. Par contre, la non-ingérence qui confine à l’aveuglement permissif devient un blanc-seing accordé à la légère à toutes les maltraitances intra-familiales et à toutes les corruptions qui les accompagnent. C’est le cas de Christina.

Se murant ainsi, Mme Kouznetsova ignore superbement la maltraitance psychologique intense subie par Christina, sa dégradation intellectuelle et relationnelle, sans oublier le risque physique lié aux délires financiers du clan Sysoev. Une telle position ne peut être admise.

Nous ne mettons pas en doute la qualité maternelle de Mme Kouznetsova, appliquée à ses six enfants. Mais nous ne mettons pas non plus en doute les qualités maternelles de toutes les mères russes qui nous ont accordé leur soutien et ont souhaité que Christina soit avec nous. Une fois de plus, le terrain parle quand les bureaux s’égarent.

Nous ne désespérons cependant pas de rencontrer Mme Kouznetsova, car un face-à-face est toujours plus constructif, qu’il en sorte un pont ou un mur. Mais nous ne nous battons pas pour une place ou une idée, mais pour un enfant et une nécessité vitale.

Donc, notre pétition s’adresse aux deux présidents, français et russe. Au premier, M. Macron, pour lui suggérer de « glisser » un mot à l’oreille de son homologue russe. À celui-ci, pour l’inciter, connaissant le dossier et la clarté prouvée de nos arguments, à le faire étudier par le nouveau procureur général de la Fédération de Russie qui a le droit de faire requérir la cassation du jugement d’appel corrompu qui a redonné des droits maternels à l’assassin du père de Christina.

Nous n’aurions jamais souhaité mettre en jeu et en lumière de telles actions, mais l’injustice d’un côté, et l’immobilisme de l’autre nous l’imposent.

De toute façon, nous allons intensifier le débat. Pour Christina…

Aidez-nous, aidez-la.

 

Pierre et Barbara

Commentaire (8)

  • pilorge| 5 mars 2020

    courage pour continuer a faire prévaloir le bon sens…

    • PIERRE| 5 mars 2020

      Merci pour ce bref résumé, qui peut aussi s’exprimer sous forme “palyndromique” : du bon sens pour faire prévaloir le courage. Mais dans quels marécages ont sombré ces deux denrées ?

      Pierre et Barbara

  • MLLE CAMPBELL JULIA| 5 mars 2020

    Merci beaucoup pour ces info. J’espère de tout coeur que vous pourrez bientôt rencontrer Madame Kouznetsova et parler avec elle de Christina car tout contact direct est primordial.

    • PIERRE| 5 mars 2020

      Oui, le contact direct et ferme est toujours la meilleure approche. Mais certaines personnes ont peur d’être prises en défaut, sans compter les cerbères de bureau qui attendent leurs caresses.

      Pierre et Barbara

  • Patrick GAIGEARD| 5 mars 2020

    Bonjour,
    Alcool pour les générations anciennes associé à la violence ,à l’abscence de religion , le bien et le mal abst,à la nostalgie de l’urss et à un protectionnisme dynamique rejetant toute autorité étrangère ,avec encore un message de la famille hier et de repondre à ma belle mère toujours “да” pour me demander d’accepter mon role unique de géniteur, le mot employé est “homme spermatozoïde”!!et qu’il fallait donc que “j’enlève de ma tête le mot père “.. отец “mais contrairement à vous je peux rentrer voir mantenant mon fils de 5 ans maïkoucha et vivre avec lui dans leur maison,mais pas de retour en france pour lui…Interdiction absolue par la grand mère pour l’ instant. ! Cqfd :voir les autorités : perdue d’avance, sauf pour moi ,avec la nationalité russe d’apres l’avocat…donc mariage..mais affaire moins dramatique que la votre..et la violence chez les russes est malheureusement plus ou moins admise” .culture de la france des année 60..70..une autre facon de penser,un coté “sauvage ” bien sur pas dans l’hygiene,et le vestimentaire,bien au contraire,(me rapportent à chaque fois leur deception sur la population parisienne) ,mais il ne faut pas se voiler la face ..cf , voir la dernière loi adopté par la douma en 2017.
    Bon courage..prochaine étape pour moi et 5200 kms en avril..insolite et insensé..

    • PIERRE| 12 mars 2020

      Bonjour Patrick

      Encore un exemple d’incompréhension réciproque. Bien sûr votre cas est moins dramatique que celui de Christina pour lequel nous nous battons depuis plus de six ans maintenant. Au moins, le petit peut voir son “presque père”, puisque le mot отец semble être exclu du vocabulaire. Mais à quel prix ! Je ne parle pas de quantité d’argent, mais de chantage.
      Que des familles aient des désaccords, cela est bien naturel, a toujours été, et sera toujours. Mais que l’on s’enferme à ce point au mépris des lois du pays, que des esprits tordus, chargés théoriquement d’amortir les secousses et différends de la vie en “rajoutent une couche”, cela devient insupportable. Je pense qu’il est normal qu’un pays établisse une frontière physique, d’autant que les frontières psychologiques sont éternelles. Mais que celle-ci soit étanche au point de transformer un territoire en un gigantesque camp de prisonniers, cela n’est ni normal ni bénéfique, et même dangereux pour la survie du pays. Car la vie a besoin de frontières équilibrées entre la fonction de protection et la fonction d’échange. Tout excès d’un côté comme de l’autre est mortifère à terme, dommageable et douloureux dans l’instant.
      Nous voici avec deux cas où un enfant en fait les frais. Ce n’est pas normal. Passons pour les adultes, s’il le faut vraiment et s’ils sont d’accord pour ce désaccord. Mais pas dans des conditions pareilles pour un enfant.
      Avec une telle logique, il faut d’urgence que les Russes chassent des mémoires Pouchkine, l’écrivain dont ils sont si fiers, ainsi que Pierre le Grand qui anoblit son grand-père africain.
      La vie n’est jamais à 100%, seule la mort l’est. Qui ne comprend pas cela meurt.

      Bon courage, restons vivants, aussi longtemps que possible

      Pierre et Barbara

  • TARI François, Henriette| 6 mars 2020

    Henriette et moi sommes toujours à vos cotés pour croire fermement à votre réussite et l’appeler de tous nos vœux. Oui ce contact direct sera salutaire! Vous l’obtiendrez! Nous le désirons. Votre courage et votre détermination sont admirables. Cela finira par réussir.
    Toute notre affection!

    • PIERRE| 9 mars 2020

      Merci Henriette et François,

      Nous ne sommes pas seuls. Comme preuve, votre message parmi bien d’autres. Quant à ce contact direct, nous tenterons l’impossible. La suite ne dépend pas de nous.
      A bientôt sur le blog

      Pierre et Barbara

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