RETOUR DE RUSSIE

Nous arrivons de Saint-Pétersbourg qui est une très belle ville, mais le tourisme n’a pas fait partie de nos occupations. Celles de la vie quotidienne et des travaux en cours pour « SAUVONS CHRISTINA » nous ont suffi.

Nous vous devons quelques actualités. Les deux actions fondamentales avancent : le procès à l’encontre du service de tutelle de Khabarovsk, pour négligence. Et, toujours à l’encontre de ce service de tutelle, l’enquête pour corruption, sous l’égide de M. Bastrykine.

La justice fondamentale voudrait que tous les fils de cette corruption (présumée !… pour faire plaisir aux pointilleux) soient coupés et mis aux poubelles bien méritées. Mais cela nous dépasse. Seul le sauvetage de Christina hors du bourbier Sysoev nous intéresse. Après, que les corrompus et corrupteurs (si on en trouve) se retrouvent dans une prison ou dans l’estomac d’un tigre sibérien ne nous tirera aucune larme.

Mais, avant cela il faut que les juristes fassent leur travail… et parfois on préférerait qu’ils ne le fissent point, tant leur dentelle pinaillante peut se moquer de la vraie vie.

Un exemple, parmi tant d’autres : parmi les arguties juridiques qui ont permis d’exonérer Victor Véniaminovitch Sysoev de ses responsabilités de receleur, dépeceur, incendiaire du cadavre de mon frère assassiné par la charmante Dina, il y en a une qui mérite le détour. Il aurait fallu, pour l’incriminer, qu’il ait agi par haine ! Ainsi l’a inventé un irresponsable bien caché… peut-être derrière une bouteille de vodka ?

Agir par haine ! Allez donc le prouver ! Peut-être même a-t-il agi par souci de salubrité, par engagement écologique, pour nourrir les animaux sauvages, par souci de biodiversité ? Sans doute, mérite-t-il une médaille, ou même plusieurs, tels les maréchaux de la grande époque ! J’ajoute qu’il a dû se décider pour sauver sa fille de son assassinat, pour lui éviter la prison, n’est-ce pas là une preuve d’amour familial indubitable ? Encore une médaille, allons ! N’hésitons pas ! Et puis, troisième médaille, celle du ministre des Finances local : si le clan Sysoev met la main sur l’héritage de Christina, autant de gagné pour l’économie russe.

C’est donc pour cela, qu’en toute logique, il ne fut considéré que comme témoin au procès pénal, s’en sortit libre comme l’air, et qu’en toute logique, le service de tutelle de Khabarovsk ne verrait aucun inconvénient à ce qu’il devienne tuteur de Christina, si la grand-mère Faïna en était empêchée… en toute logique !

Que la logique est tortueuse, en ce monde !

Finalement, Victor est un héros national authentique… à moins que… à moins qu’il ne soit un pourri encore plus authentique, qu’il n’ait bénéficié d’un marché puant, et d’amis plus puants encore. Corruption ? Vous avez dit corruption ?

S’il vous plait, Monsieur Bastrykine, avancez vite, avancez bien, et surtout :

ENSEMBLE, SAUVONS CHRISTINA

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